Chiffres du mois (au 30 septembre 2026)
| SEPTEMBRE | Niveau | Évolution 2026 |
|---|---|---|
| CAC 40 | 7964,51 | -2,27% |
| Eurostoxx 50 | 6269,02 | 8,25% |
| Dow Jones | 50906,05 | 5,91% |
| Nasdaq | 26861,06 | 15,57% |
| Nikkei | 66753,72 | 33,61% |
| € / $ | 1,1333 | -3,52% |
| Or | 4157,35 | -3,57% |
| Pétrole Brent | 103,50 | 54,10% |
| OAT 10Y | 4,780% | |
| Taux BCE dépôt | 2,50% |
Faits marquants
– Le mois de septembre a été marqué par un changement important de la politique monétaire américaine. Lors de sa réunion du 16 septembre, la Fed a relevé son taux directeur de 25 points, portant la fourchette des Fed Funds à 3,75 %-4,00 %. Cette décision reflète la volonté de la banque centrale de contenir une inflation qui demeure supérieure à son objectif de 2 %, malgré plusieurs trimestres de normalisation monétaire. Les statistiques économiques ont continué d’illustrer la solidité de l’économie américaine. Le marché du travail reste robuste, tandis que la consommation des ménages et l’investissement des entreprises soutiennent l’activité. L’inflation annuelle est ressortie à 3,4 % en août, alimentée notamment par la remontée des prix de l’énergie. Cette combinaison d’une croissance résiliente et d’une inflation persistante a conduit la Fed à privilégier la prudence et à signaler le maintien de conditions monétaires restrictives pour une période prolongée.
Sur le plan géopolitique, les tensions persistantes au Moyen-Orient ont entretenu la volatilité des marchés de l’énergie. La hausse du pétrole constitue aujourd’hui l’un des principaux facteurs de risque pour les perspectives d’inflation américaines et mondiales. Les marchés ont ainsi revu à la hausse leurs anticipations de taux à long terme, entraînant une progression des rendements obligataires.
– En zone euro, la BCE a également durci sa politique monétaire. Réunie le 10 septembre, elle a relevé ses taux directeurs de 25 points, portant notamment le taux de dépôt à 2,50 %. La BCE estime que les tensions énergétiques liées au contexte maintiennent des risques inflationnistes et retardent le retour de l’inflation vers sa cible. L’inflation de la zone euro s’élevait à 3,2 % en août, principalement sous l’effet d’une forte progression des prix de l’énergie. À l’inverse, l’inflation sous-jacente poursuit son ralentissement, signe que les pressions domestiques se modèrent progressivement. Les projections de la BCE prévoient désormais une inflation moyenne de 3,0 % en 2026 avant un retour graduel vers l’objectif de 2 %.
Malgré un environnement contraint, l’activité économique européenne fait preuve d’une certaine résilience. Les perspectives de croissance ont été légèrement révisées à la hausse, même si les risques demeurent orientés à la baisse en raison du coût de l’énergie et des incertitudes géopolitiques.
– En Chine, les autorités ont annoncé plusieurs mesures de soutien ciblées afin de stabiliser la croissance. Pékin a notamment renforcé les dispositifs de financement de l’économie, élargi certains programmes de crédit et dévoilé des mesures destinées à soutenir le marché immobilier. Ces initiatives commencent à produire des effets, l’indice PMI manufacturier étant repassé en zone d’expansion à 50,1 en septembre contre 49,8 en août.
Au Japon, la BoJ poursuit progressivement sa sortie de l’environnement monétaire ultra accommodant qui prévalait depuis de nombreuses années. Dans un contexte d’inflation plus durable et de progression des salaires, les investisseurs restent attentifs aux conséquences d’une normalisation graduelle de la politique monétaire japonaise sur les flux de capitaux mondiaux et les marchés obligataires internationaux.
Ainsi, septembre 2026 marque le retour d’un sujet que les marchés pensaient maîtrisé : le risque inflationniste. Entre le durcissement simultané de la Fed et de la BCE, les tensions géopolitiques sur l’énergie, les mesures de soutien en Chine et la normalisation progressive du Japon, les investisseurs évoluent dans un environnement où la croissance mondiale demeure résiliente mais où les banques centrales restent particulièrement vigilantes.
Points à suivre
– La vigueur de l’économie américaine reste le principal moteur des marchés mondiaux. Les investisseurs porteront une attention particulière à l’évolution des bénéfices des entreprises, notamment dans les secteurs technologiques et liés à l’intelligence artificielle. Après plusieurs années de surperformance des actions américaines, la capacité des grandes capitalisations à justifier leurs valorisations élevées constituera un enjeu central pour les marchés.
– Les prochains trimestres seront également marqués par plusieurs échéances électorales majeures à travers le monde. Dans de nombreuses économies développées et émergentes, les choix budgétaires, commerciaux, énergétiques ou encore industriels pourraient évoluer sensiblement. Les marchés surveilleront particulièrement les programmes susceptibles d’influencer les déficits publics, les politiques de soutien à la croissance, les relations commerciales internationales ou les investissements dans les secteurs stratégiques. Le risque politique pourrait ainsi redevenir un facteur de volatilité plus important qu’au cours des dernières années.
– En Chine, la question demeure celle de la capacité des mesures de soutien à restaurer durablement la confiance des ménages et des entreprises. Une amélioration de la demande intérieure constituerait un soutien important pour le commerce mondial et les secteurs cycliques. Au Japon, la poursuite de la normalisation monétaire pourrait continuer d’influencer les flux de capitaux internationaux. Après plusieurs décennies de taux particulièrement bas, toute évolution du comportement des investisseurs japonais demeure susceptible d’avoir des répercussions sur les marchés obligataires mondiaux.
– Enfin, les investisseurs devront probablement composer avec un environnement où la croissance des bénéfices, la capacité d’innovation des entreprises, la maîtrise de l’endettement public et les enjeux de compétitivité retrouveront davantage d’importance. Les besoins d’investissement liés à l’intelligence artificielle, à la transition énergétique, à la défense et aux infrastructures devraient continuer d’orienter les flux de capitaux.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce contenu est fourni à titre d’information et ne constitue ni un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée.