Chiffres du mois (au 31 juillet 2026)
| JUILLET | Evolution 2026 | Evolution 2026 | |||
| CAC 40 | 8509,64 | 4,42% | € / $ | 1,1529 | -1,89% |
| Eurostoxx 50 | 6358,01 | 9,78% | Or | 4042,68 | -6,31% |
| Dow Jones | 52485,03 | 9,20% | Pétrole Brent | 90,09 | 43,63% |
| Nasdaq | 25373,85 | 9,17% | OAT 10Y | 3,890% | |
| Nikkei | 64362,02 | 27,45% | Taux BCE dépôt | 2,25% |
Faits marquants
– Les marchés américains ont poursuivi leur progression durant le mois de juillet, portés par une saison de publications d’entreprises globalement meilleure qu’attendu. Les grandes valeurs technologiques continuent de bénéficier des investissements massifs liés à l’intelligence artificielle, mais la croissance des bénéfices s’étend progressivement à d’autres secteurs tels que l’industrie, les services et la consommation. La croissance bénéficiaire des sociétés du S&P 500 demeure ainsi l’un des principaux moteurs de la hausse des indices.
Sur le plan économique, les États-Unis conservent une activité robuste, soutenue par l’investissement des entreprises et un marché de l’emploi toujours solide. Toutefois, l’inflation reste supérieure à l’objectif de la Réserve fédérale, notamment sous l’effet des tensions observées sur les marchés de l’énergie au cours des derniers mois. Dans ce contexte, la Fed a maintenu ses taux directeurs inchangés entre 3,50 % et 3,75 %. Si cette décision était largement anticipée, plusieurs membres du comité monétaire se sont néanmoins prononcés en faveur d’un durcissement monétaire supplémentaire, rappelant que la maîtrise complète de l’inflation n’est pas encore acquise.
– Les marchés européens ont évolué dans un environnement plus contrasté. La croissance économique demeure modérée mais les entreprises continuent globalement de démontrer leur capacité d’adaptation dans un contexte de coûts de financement encore élevés et de demande parfois irrégulière selon les secteurs.
Les publications semestrielles ont confirmé la bonne tenue de nombreuses sociétés industrielles, des groupes liés aux infrastructures ainsi que des acteurs exposés aux dépenses de défense, qui bénéficient d’investissements publics importants. Les grandes entreprises exportatrices ont également profité de la résilience de la demande internationale.
La Banque centrale européenne a maintenu ses taux directeurs lors de sa réunion de juillet. Si l’inflation poursuit graduellement son ralentissement, la BCE reste attentive aux effets potentiels des tensions géopolitiques sur les prix de l’énergie et sur la croissance européenne. Dans l’ensemble, l’Europe conserve un profil plus défensif que les États-Unis, avec des marchés soutenus avant tout par la qualité des résultats des entreprises et par des bilans souvent solides.
– Le principal sujet du mois demeure la situation géopolitique au Moyen-Orient. L’accalmie observée sur certaines routes d’approvisionnement énergétiques a permis un reflux partiel des inquiétudes concernant le pétrole et l’inflation mondiale, même si les investisseurs restent attentifs à toute résurgence des tensions dans la région. En Asie, plusieurs marchés continuent de bénéficier des investissements massifs consacrés aux semi-conducteurs, aux infrastructures numériques et à l’intelligence artificielle. Les gouvernements poursuivent leurs politiques de soutien destinées à préserver l’activité économique et la compétitivité industrielle.
Du côté des entreprises mondiales, les publications de résultats constituent le principal facteur de soutien des marchés. Malgré un contexte géopolitique incertain et des taux d’intérêt encore relativement élevés, de nombreuses sociétés affichent des marges solides, une génération de trésorerie satisfaisante et des perspectives de croissance toujours favorables. Les secteurs technologiques, industriels, liés aux infrastructures et à la transition énergétique continuent notamment de concentrer une grande partie des investissements.
Points à suivre
– L’évolution de l’inflation et des politiques monétaires restera le principal sujet de marché. Si les banques centrales ont globalement marqué une pause dans leurs décisions, elles continuent d’adopter un discours prudent face à une inflation qui demeure supérieure à leurs objectifs. Les prochaines statistiques économiques seront déterminantes pour confirmer, ou non, le retour progressif à un environnement monétaire plus favorable.
– La dynamique des résultats des entreprises constituera le deuxième point d’attention majeur. Jusqu’à présent, les publications confirment une bonne résistance des bénéfices malgré le ralentissement observé dans certaines régions du monde. Les investisseurs surveilleront particulièrement les perspectives pour la fin de l’année, notamment dans les secteurs de la technologie, de l’intelligence artificielle, des infrastructures et de l’industrie.
– Enfin, le contexte géopolitique et les marchés de l’énergie continueront d’influencer fortement le sentiment des investisseurs. Les tensions au Moyen-Orient, les évolutions du prix du pétrole ainsi que les enjeux commerciaux internationaux resteront des facteurs clés pour les mois à venir. Dans cet environnement, les marchés devront trouver un équilibre entre des fondamentaux économiques globalement solides et des risques exogènes toujours présents.
