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Bulle immobilière

Englués !

Eté léthargique pour les marchés financiers, englués par l’envolée du baril de pétrole brut avec un record à 50$, établi le 20 août dernier. Conséquence d’une demande toujours forte face à une offre peu élastique, comme des élections au Vénézuéla, de l’affaire YOUKOS et de la crise irakienne, il convient d’ajouter à ce tableau une spéculation permanente sur cette matière première très particulière.

Les problématiques d’impacts sur le consommateur final et le poids de celui-ci dans la tenue de la croissance mondiale ont jeté le doute sur sa visibilité et sur sa durabilité. Fort logiquement, les valeurs technologiques ont reculé au profit des obligations durant ces deux derniers mois. Sinon rien …Pour s’en convaincre, le CAC 40 est passé de 3 685  le 2 juillet à 3 666 points le 3 septembre, avec un point bas vers le 15 août ! Et maintenant ?

Quel scénario à venir ? Quelle vérité économique ?

1)    une croissance mondiale ralentie dès ce semestre, une inflation rampante dans le sillage des matières premières,  une baisse généralisée de la confiance ?
2)    une croissance durable, une inflation sous contrôle, une baisse progressive du chômage ?

Il est malheureusement trop tôt pour retenir une hypothèse, d’autant que l’attentisme des marchés pourrait perdurer quelques semaines jusqu’à ce que les statistiques macroéconomiques soient enfin concordantes. Restent fort heureusement quelques certitudes dans ce contexte général pour orienter l’investisseur.

Pour peu que les Etats deviennent  raisonnables avec leurs dettes, les taux d’intérêts ne devraient pas « s’envoler » . Ceci est quelque peu rassurant face à la bulle immobilière en formation dans les grandes capitales et également pour les détenteurs d’obligations.
L’aplatissement progressif de la courbe des taux est l’hypothèse la plus probable à ce jour.
Même si une croissance plus faible et une inflation plus forte justifient toujours la remontée progressive des taux de la part de la réserve fédérale américaine.

Les actions sont à la fois historiquement sous-évaluées en terme de prime de risque, rentables en terme de dividendes immédiats, attractives en terme de comparaison déflatée aux autres  placements. Ceci vaut surtout pour les secteurs les plus traditionnels de l’économie. L’investisseur ne doit cependant plus espérer une croissance à deux chiffres des rentabilités annuelles sur ses placements en actions . Au delà des statistiques économiques générales, les points saillants que sont la croissance chinoise, le cours du dollar et le prix du pétrole continueront à rythmer l’information financière quotidienne donc la volatilité des marchés.

Après 1973, 1978, 1990, le pétrole s’est rappelé cet été à la mémoire des investisseurs et des automobilistes. L’Irak qui représente 1,5% de la production mondiale n’est que le catalyseur d’un marché en manque d’investissements. La recherche énergétique, sous toutes ses formes, a de beaux jours devant elle.

En attendant l’échéance électorale du 2 novembre aux USA, une saine prudence restera donc de mise mais chaque recul significatif du marché devra être mis utilement à profit pour faire ses achats.

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