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Point Marchés au 31 décembre 2025

Chiffres du mois (au 31 décembre 2025)

DECEMBRE Evolution 2025 Evolution 2025
CAC 40 8149,50 10,42% € / $ 1,1749 13,52%
Eurostoxx 50 5791,41 18,29% Or 4315,09 64,37%
Dow Jones 48063,29 12,97% Pétrole Brent 60,94 -18,56%
Nasdaq 23241,99 20,36% OAT 10Y 3,605%
Nikkei 50339,48 26,18% Taux BCE 2,00%

Faits marquants

– Décembre a marqué un tournant pour l’économie américaine. Après plusieurs mois de ralentissement, les indicateurs montrent une croissance modérée mais résiliente. La Réserve fédérale a procédé à une troisième baisse consécutive de ses taux directeurs, ramenant la fourchette à 3,50–3,75 %. Cette décision reflète la volonté d’accompagner une économie qui reste solide, mais dont la dynamique s’essouffle légèrement. L’inflation, longtemps au cœur des préoccupations, poursuit sa décrue en septembre, grâce à un apaisement des tensions sur les loyers et l’énergie.

Le marché du travail demeure robuste, avec un chômage proche de 4 %, mais les créations d’emplois ralentissent, signe que la phase d’expansion pourrait toucher à sa fin. La consommation des ménages reste le principal moteur, malgré des pressions persistantes sur les prix alimentaires. Les projections pour 2026 tablent sur une croissance autour de 2,3 % et une inflation proche de la cible de 2 %, ce qui laisse espérer une normalisation progressive. Toutefois, la Fed reste prudente : ses minutes révèlent des divergences internes sur l’ampleur des futures baisses de taux, preuve que l’incertitude demeure.

– En zone euro, le mois de décembre a confirmé un ralentissement industriel. Le PMI manufacturier est repassé sous la barre des 50, à 48,8, signalant une contraction après plusieurs mois d’amélioration. L’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont particulièrement souffert d’un recul des nouvelles commandes, tandis que les services continuent de soutenir l’activité.

L’inflation harmonisée s’est établie à 2,2 %, légèrement au-dessus des attentes, mais reste proche de la cible de la BCE. Le chômage demeure stable à 6,4 %, ce qui limite les risques sociaux immédiats. Face à ce contexte, la Banque centrale européenne a choisi la prudence : ses taux sont restés inchangés en décembre. Ses projections anticipent une inflation à 2,1 % en 2025 et une croissance modeste de 1,4 %, avec un rebond lent de l’investissement et de la consommation.

Les analystes soulignent que la reprise industrielle dépendra des plans nationaux de relance, notamment en Allemagne, et de la demande extérieure. Les tensions géopolitiques et la transition énergétique continuent de peser sur les perspectives, même si les services et la défense offrent des points d’appui.

– En Asie, la Chine a envoyé un signal positif en décembre : son PMI manufacturier officiel est repassé en zone d’expansion après neuf mois de contraction. Les services et la construction suivent la même tendance, portés par des commandes en hausse et une confiance retrouvée. Pékin confirme son objectif de croissance d’environ 5 % pour 2025, grâce à des mesures de relance ciblées et à une stabilisation du secteur immobilier.

Dans les économies émergentes, la situation reste contrastée. L’Amérique latine affiche des performances solides, soutenues par la stabilité macroéconomique et des flux d’investissement en hausse, notamment au Brésil. À l’inverse, plusieurs pays d’Afrique et d’Asie subissent les effets combinés de taux d’intérêt élevés, d’un endettement croissant et de risques climatiques. Les institutions internationales alertent sur une croissance mondiale limitée à 2,6 % en 2025, contre 2,9 % en 2024, et sur la nécessité de réformes structurelles pour éviter une fragmentation économique durable.

Points à suivre 

– Le premier semestre 2026 s’annonce déterminant : la Réserve fédérale maintient une posture encore prudente après trois baisses de taux successives en fin 2025. Elle prévoit une unique coupe supplémentaire avant l’été et pourrait rester divisée, malgré des anticipations de marché tablant sur plusieurs baisses. Des données d’inflation légèrement plus élevées et un marché du travail résilient mais affaibli compliquent la trajectoire des taux. La désignation d’un nouveau président de la Fed par la Maison‑Blanche à l’été ajoutera un enjeu de gouvernance et d’incertitude.

Parallèlement, la saison des résultats du quatrième trimestre 2025 reste un pilier essentiel pour le ton du marché : les estimations anticipent une croissance de +8 % de l’EPS du S&P 500, soutenue par la surperformance des grandes technologiques, mais avec des signes de stabilisation en dehors du secteur. La tendance à la « rotation sectorielle », observée fin 2025, se confirme en ce début 2026 : les investisseurs se détournent des valeurs technologiques survalorisées au profit des secteurs plus défensifs comme l’énergie, les services aux collectivités et les financières, portés par le recul des taux et la montée des dépenses en infrastructure.

– En zone euro, la Banque centrale européenne reste en « pause » monétaire en 2026, conservant ses taux autour de 2 % sur fond d’inflation qui se stabilise légèrement au-dessus de l’objectif, vers 2 %. Le programme de réduction de ses actifs se poursuit de manière graduelle, sans pression pour entamer un cycle d’assouplissement rigoureux.

L’industrie reste à la traîne : même si les signes de contraction s’atténuent, la croissance demeure fragile, soutenue par la relance fiscale en Allemagne, notamment orientée vers la défense et la transition énergétique. Les résultats des grandes entreprises industrielles seront un baromètre à suivre, au moment où l’Europe cherche à reconstruire ses capacités manufacturières face à la montée du protectionnisme mondial.

Sur le plan géopolitique, l’Europe doit jongler avec les tensions commerciales transatlantiques et l’évolution des alliances stratégiques, notamment le soutien à l’Ukraine et les contraintes liées au déficit de défense. Ces dynamiques pourraient impacter les coûts des intrants industriels (acier, électronique) et peser sur l’investissement.

– En Asie, la Chine mise fortement sur des politiques budgétaires ciblées : un vaste plan d’investissement pour 2026 soutient l’industrie, l’innovation, et les infrastructures énergétiques. La croissance y reste robuste, légèrement mieux que les attentes, portée par l’export et la consommation domestique. Reste à surveiller le secteur immobilier et le risque de ralentissement conjoncturel

Les marchés émergents connaissent un environnement contrasté : la désinflation mondiale et l’affaiblissement du dollar offrent une fenêtre favorable, mais le fardeau de la dette, la volatilité politique, et les pressions climatiques restent préoccupants. L’Inde, le Brésil et certains pays africains conservent de bonnes trajectoires macro-économiques, avec des rendements élevés sur la dette locale.

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