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Point marchés au 31 janvier 2026

Chiffres du mois (au 31 janvier 2026)

JANVIER Evolution 2026 Evolution 2026
CAC 40 8126,53 -0,28% € / $ 1,1861 0,90%
Eurostoxx 50 5947,81 2,70% Or 4865,35 10,07%
Dow Jones 48892,47 1,73% Pétrole Brent 70,70 14,39%
Nasdaq 23461,82 0,95% OAT 10Y 3,497%
Nikkei 53322,85 6,01% Taux BCE refi 2,15%

Faits marquants

– Le mois de janvier 2026 a été marqué aux États‑Unis par une forte volatilité boursière, alimentée par les annonces politiques et les ajustements de marché. La séance du 30 janvier a illustré cette nervosité : le S&P 500 a reculé de 0,43 %, le Dow Jones de 0,36 % et le Nasdaq a sous‑performé dans un contexte où Donald Trump dévoilait sa nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed, ce qui a affecté le sentiment de marché malgré un mois globalement positif pour les indices américains. L’épisode le plus marquant du mois a toutefois été le krach sur l’argent, conséquence d’un excès de levier et de ventes forcées après une bulle spéculative alimentée par les investisseurs particuliers.

Sur le plan financier et macroéconomique, la Fed a maintenu ses taux dans la fourchette, suspendant les baisses initiées fin 2025. La banque centrale relève une activité « solide », un chômage stabilisé et une inflation encore supérieure à sa cible, ce qui justifie une pause monétaire.

Côté entreprises, Apple a publié de bons résultats, notamment une progression des ventes d’iPhone, entraînant des variations intraday significatives du titre, signe d’un marché hypersensible aux publications des mégacapitalisations technologiques.

– Sur le plan boursier, les marchés européens poursuivent une rotation sectorielle amorcée fin 2025 : les secteurs énergie, santé et utilities surperforment, tandis que les mégacapitalisations technologiques perdent de leur leadership. Cette tendance reflète une diversification plus saine des performances et une réduction de la dépendance aux géants technologiques américains.

Sur le plan financier, l’UE reste profondément engagée dans le soutien à l’Ukraine. Cette charge financière pèse sur les budgets nationaux et influence la politique monétaire comme la politique industrielle européenne.

– En janvier 2026, les actions des marchés émergents ont enregistré leurs plus forts afflux en années, dépassant 39 milliards de dollars, soutenues par un dollar affaibli et un mouvement de diversification hors États‑Unis.

Les flux ont été particulièrement dynamiques mais l’environnement de marché reste toutefois contrasté : l’Inde a subi une forte correction, pénalisée par les ventes massives des investisseurs étrangers et des résultats d’entreprises décevants dans certains secteurs.

Points à suivre 

– Les marchés obligataires US ont réagi par une remontée des rendements, le 10 ans franchissant 4,25 %, tandis que le dollar se raffermissait légèrement après plusieurs semaines de faiblesse. Les taux immobiliers restent tendus : le 30 ans fixe s’établit autour de 6,16 %, traduisant un marché où le crédit reste cher malgré la détente des derniers mois de 2025.

Le climat géopolitique américain amplifie l’incertitude économique : selon l’Eurasia Group, les USA constituent en 2026 la principale source de risque politique mondial, en raison d’un bouleversement institutionnel interne et d’un usage accru du pouvoir exécutif, facteur de volatilité pour les marchés globaux.

– L’Europe aborde janvier 2026 sous pression, tant sur le plan stratégique qu’économique. Lors du Forum de Davos, des dirigeants européens ont alerté sur la montée de la rivalité sino‑américaine, estimant qu’elle pourrait contraindre l’UE à « choisir un camp », ce qui fragilise la position européenne dans un monde en recomposition rapide. Ces préoccupations se conjuguent aux analyses selon lesquelles l’Europe fait face à un effondrement simultané de son centre politique, rendant plus difficile la gestion des crises énergétiques, militaires et industrielles qui s’accumulent depuis 2022.

L’Europe est directement concernée par l’accélération de l’IA robotique : Tesla, Waymo et Amazon déploient massivement des technologies d’automatisation, ce qui pousse les régulateurs européens à adapter leurs cadres légaux et leurs politiques industrielles.

– L’Amérique latine reste instable, le Venezuela ayant basculé dans l’incertitude après la destitution de Nicolás Maduro, remplacé par Delcy Rodríguez, tandis que Washington exige une coopération renforcée et n’exclut pas une action militaire. Le pays demeure fragile, ses forces armées étant divisées, et la Colombie ainsi que le Brésil renforcent leurs frontières. Au Moyen‑Orient, l’Iran fait face à de nouvelles manifestations violemment réprimées. En Asie, la Birmanie s’enfonce dans la répression et le Soudan du Sud frôle la catastrophe humanitaire.

– Enfin, sur le front climatique, la décision des États‑Unis de se retirer officiellement de l’Accord de Paris le 27 janvier 2026 a des effets mondiaux. L’ONU juge que ce retrait accroît la vulnérabilité climatique du reste du monde et fragilise les efforts multilatéraux de lutte contre le réchauffement, particulièrement dans les régions les plus exposées.

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